Old Old Words

drops from an archaeological ocean — to be reworked

Month: February, 2009

2009 02 10

Diable il vente, il hurle dehors.

Je ne sais si le rythme est bon

Mais je dois poursuivre la marche

huhu

***

Ok, Chaucer.

***

Il faudrait parvenir à … avoir une frame d’ouverture, de curiosité totale.

La frame dans laquelle… tout se fait naturellement, avec plaisir.

Par exemple, parvenir à lire les textes

***

Diable…

Je lis un peu… Les pensées de merde reviennent.

« Je n’ai pas le temps de lire, il faut finir les travaux »

« Lorsque tu auras fini, tu pourras lire tranquillement de nouveau »

« Il y a trop à lire… Je n’arriverai jamais à finir quoi que ce soit. Je voulais écrire sans avoir rien lu, c’est peine perdue, etc.. »

« Tu lis sans rien noter, ou presque. Tu vas finir comme a, dont parlait m, qui est extrémiste dans sa critique des historiens, et autres fous du détail. Tu ne pourras jamais faire un travail correct – écoute z qui parle de m, disant qu’il n’inclut jamais assez d’analyse proche du texte. »

LOL… Pas étonnant que je sois court circuité..

Bon. Let’s work on these.

Pour le temps:

sans doute que du moment que

[arg, interrompu par des pensées conflictuelles sur le fitness avec Robin, etc…]

***

Yeah, analysis:

what are the criteria that would make me think that what I write in these papers is worth the word « genius »?

LOL the first thing… The context. An academic paper cannot be « génial ». What I write for university cannot be included in the context of my personal research.

If that frame is undone, then… many things are simpler.

LOL the simple fact that there is a core belief that I am a genius (which comes down to some arhaic association: if I’m not, I’m not worth living, I have to die).

***

Diable, cette fatigue.

Fatigue, froid.

Mauvais goût.

Rentrer?

***

fatigue, et inertie.

Goretude..

***

Bonne déprime.

Dormi.

Impossible d’avancer.

Hyypotonicité.

L’idée fixe que je n’ai pa sassez lu pour écrire.

Que je ne peux définitivement pas écrire ces travaux.

Quel drame idiot et ridicule d’être ainsi bloqué.

Toujours la même question: qu’est-ce que je pourrais faire maintenant?

L’impression que ça ne marche plus. Que le pouvoir de la formule est épuisé. Qu’il faut trouver autre chose. Étrange, d’ailleurs. Pourquoi faudrait-il .. trouver autre chose? Je me demande. C’est tout de même quelque chose de peu logique.

Une recette devrait pouvoir s’appliquer … tout le temps?

Que manque-t-il pour que je puisse l’appliquer?

Pourquoi serait-il impossible que je … m’y fie, que cela marche maintenant?

**

Bon … s’y remettre?

Parvenir à s’y remettre?

Après un temps… pressque immémorial? Non pas en longueur… mais en ennui…

s’y remettre.

Sans majuscules, si ce n’est les automatiques. Une écriture plate. Simple. Bizarre, je dois combattre mes réflexes.

La voix qui dicte. Je peux l’activer, elle est simple.,

La première chose sera d’être recentré.

De retrouver, un tant soit peu, une énergie, une croyance.

LOL l’histoire de la frame globale. Si je dois me pumper le state avant d’écrire, c’est clairement que je ne suis pas dans le bon mindset. Il faudrait que l’écriture du travail, et la recherche elle-même, et les liens entre les lectures (après les lectures elles-mêmes), il faudrait que tout cela soit state pumping, ou, au moins, … ne me coûte pas.

Il faudrait que ce soit le carnet.

Qu’est-ce qui détermine ça?

Qu’est-ce qui engendrerait le state pumping?

LOL… La réponse vient direct. Celle que je n’ai jamais voulu écouter.

Il faut écrire…. le travail final direct. Commencer au début, finir à la fin. Écrire linéairement. Écrire linéairement. Écrire, simplement, le travail fini… même si c’est extrêmement dur de le commencer. N’écrire que des phrases que je peux considérer comme valides, non pas des choses à relire sans cesse.

Mais du coup on se retrouve dans la performance?

I wonder.

Dans le carnet… dans le carnet la forme est libre. Automatique. La frame est celle d’un accueil total, ou plus ou moins total, disons – cela évolue avec le temps – , de soi. L’accueil de la forme telle qu’elle se crée sur le moment.

(je rêve évidemment de pouvoir accomplir cela pour la musique…diable)

mais là, dans les travaux. Que faire? Que faire.. .. que faire.

Lol de nouveau cette impossibilité. Je n’ai pas assez lu pour pouvoir faire ce que je dois faire. Du coup, tout est raté.

Ou alors, je ne crois pas cela, je refuse, et du coup je tente tout de même d’écrire.

Il doit clairement y avoir une histoire de frame. Je me pose en inférieur. Je me pose en … personne qui, pour une raison x, y, n’a pas le droit à la parole. Quelqu’un qui doit absolument travailler beaucoup s’il entend … s’exprimer. Est-ce vrai? Est-ce quelque chose qui tient la route? Je me demande…

écrire les yeux fermés…

je vois les lettres sous mes doigts.

La peur. La peur de l’erreur. Fuir ça. Fuir ça impérativement (même si là j’ai pu corriger tout de suite).

Je corrige sans arrêt avec les yeux.

Tous ces progrès que j’ai faits avec les années.

Une maîtrise des touches, etc… Mais ça pourrait être tellement, tellement plus fluide, moins crispé, plus rapide encore.

Sans doute l’idée du carnet, de nouveau. Chercher la maison, le chez soi, la place la plus safe, la plus self.. (hem…)

et à partir de là construire une aisance, par la répétition… construire … comme j’ai construit mes entrées, progressivement, qui deviennent de plus en plus imposantes… ces entrées qui me font rêver, ensuite, comme des pics de performance, comme des expériences incroyables, des expériences de vie…

si grâce au carnet j’obtiens un état de conscience plus fort, plus profond. Une sorte d’ancrage méditatif… et que cela devient … immense… que cela rayonne… alors…

*

revenons aux travaux?

Comment?

Comment?

Comment?

Je n’ai pas tellement d’idée.

J’aimerais bien pouvoir écrire des travaux… comme j’écris maintenant… une grande productivité. Beaucoup de paragraphes, aussi. Il faut également que je m’astreigne à ne plus toujours revenir à la ligne… juste pour essayer. Juste pour avoir ces paragraphes gros, lourds. Ces pages proustiennes toutes pleines…. sans aucun air. Quelque chose d’enfermé. Exactement l’inverse des pages blanches immenses, A2, A1, de dessin, que je m’amuse à explorer par des ronds, des bulles… comme des oasis-tribus de textes dans un désert… désert d’ailleurs tout à fait accueillant. Non pas l’angoisse, mais le blanc clame, le silence des yeux qui s’entrouvrent au réveil… le temps vide, où rien ne se passe, pour une fois. Où … il y a une vie simple, immédiate. Une vie qui peut voir le flux des pensées autour d’elles (comme des nuages, etc..), et exister quand même.

Être en vie au bord d’un lac qui donnerait non pas sur une étendue d’eau, mais sur du vide, de l’espace, avec d’autres planètes juste en face – en équilibre, même si ce n’est pas possible, mais proches… petite plage tranquille et surnaturelle…

Une ideé que j’ai.

Reprendre les textes… et deux directions:

  • mots clés

  • relecture amplification ornementation

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2009 02 09

Quatre travaux.

Il faut trouver un moyen d’injecter des expériences positives et renforçantes à l’intérieur de cette expérience particulière. Les lectures et écritures fortes, les anciens travaux réussis (et faits facilement),

– à cet égard: ne pas oublier qu’une fois dedans, les travaux sur les Anglo-Saxon Elegies, sur Hemingway et A. Walker et T. Morisson, sur James, se sont bien passés. Que je suis parvenu déjà à une écriture non-stresser assez excellente. Poursuivre sur cette voie-là.

Pumping de state? Not necessarily. Il faut parvenir à trouver un état dans lequel le travail est quelque chose qui m’attire, et qui est suffisamment facile (mais challenging) pour que j’y prenne goût.

Placer la rédaction des travaux dans la case de la chose essentielle à la vie: essentielle car faisant partie de la démarche de compréhension de soi, d’édification du château, de centrage, de succès.

Pour la facilité, et la réduction des possibilités de blocage au niveau state, il faudrait un travail qui se ferait quasi sans « aide extérieure » (lol je trouve ultra cool de voir les éléments qui suivent précisément comme une aide et non comme une contrainte – renversement cannibalistique!!!)

  • lectures

  • analyses détaillées

  • plan

  • recorrections

LOL … On est dans le délire total :). Comment faire pour écrire un travail sans ça???

Je me demande. Déjà, une première chose:

  • Considérer que j’ai suffisamment de choses acquises pour écrire.

  • Considérer que si j’écris avec force et profondeur (liens argumentatifs, littérarités, pertinence des concepts, traces d’un flow de fou et d’une grande créativité, cohésion d’ensemble), je n’ai ni besoin de beaucoup de citations, de connaissances énormes en terme de littérature secondaire, et même une connaissance très limitée au niveau de l’oeuvre elle-même. Certaines idées de l’oeuvre peuvent déjà être discutées, et pertinemment!!!, alors même que le détail n’est pas connu (cf. Pierre Bayard)

Faire des plans???

Imaginer ce que je pourrais dire sur les sujets de travaux… si j’étais totalement libéré.

[+ l’idée de r: quelle est la plus petite chose que je peux faire maintenant pour ces travaux??]

—-

Assez magnifique comme la formule « je pourrais parler de ceci à propos de ce livre » débloque pas mal d’idée..

Je vais formuler une autre question, pour me permettre de préciser.

« Je pourrais arranger cette thématique de cette manière, je pourrais organiser cette idée en ces sous-idées, je pourrais utiliser ces exemples, je pourrais développer, orner, ramifier, de cette manière »

***

Je rêve d’appliquer cela:

lire tout ce que je lis dans cet état d’ouverture si incroyable que j’ai ressenti lorsque je lisais Tolkien, Harry Potter. Un état d’enfant, d’émerveillement, de calme ET d’éveil (équilibre, flow).

Je rêve de pouvoir lire, du coup, avec un immense plaisir et une intensité.

Je rêve de voir la lecture, en tant qu’activité, comme profondément addictive, au même titre que l’écriture, que l’analyse, que le piano, la composition, les discussions, etc…

Arg…

Je rêve de développer une méthode de lecture totalement révolutionnaire, extrêmement efficace, qui me permet, non pas évidemment de TOUT lire, ce n’est hélas pas possible, mais en tout cas de lire à la mesure de mon désir (c’est-à-dire être dans un état de plénitude/fulfilment par rapport à mes résultats de lecture).

Une lecture qui soit à la fois jouissive et analytique, et sans oppression/stress/crispation. Une lecture dans le flow, et qui permette ainsi d’ancrer les éléments, de les mettre dans une mémoire profonde, que je n’ai pas besoin de travailler sans cesse. Je n’aurai pas besoin de me flageller pour me souvenir. Je n’aurai pas besoin de me souvenir de tout, car j’ai la confiance que ce dont j’ai besoin, je parviendrai à m’en souvenir, à retrouver le lieu en moi où cela a été imprimé!!!

***

Amplifier encore la passion, l’amour de la chose, de l’activité vécue à fond.

***

Comment, dans le moment présent, trouver les ressources d’énergie de fou qui sont là, sous-jacentes, immanentes, cachées, bla, bla…?

Gru,… Physiologie, of course.

***

Comment gérer les pauses?

En faire avant même d’être fatigué? Ou au contraire?

Se fixer des heures, être discipliné?

Ou au contraire faire une pause dès que le moindre signe de fatigue est détecté?

Ou un milieu entre ces deux choses?

Comment gérer le temps?

Le temps des pauses?

Le temps du travail?

bu…

Que des énigmes, tout le temps.

***

Questions:

Comment pourrais-je intégrer la littérature secondaire dans mon processus de travail d’une manière efficace et passionnante?

Comment pourrais-je intégrer la recherche de citations, d’exemples, la relecture des textes sources d’une manière efficace et passionnante?

Comment pourrais-je envisager ma manière de travailler non comme des cases limitées dans le temps, des « phases » à la Mystery (1: bibliographie, 2: lecture, 3: notes et plan, 4: rédaction), mais comme une circulation dans ces différents éléments, un jeu de connections (ma tâche serait alors l’augmentation de la connectivité entre les différents matériaux, ma life, etc…)

Je pourrais aussi envisager un renouvellement vraiment profond de ma méthode de travail, à savoir de ne plus considérer mes travaux passés comme des devoirs d’école isolés, sans valeur, mais à chaque fois comme des recherches indépendantes, qui ont leur propre validité, qui peuvent me permettre d’aller à chaque fois plus loin (un peu comme pour la composition, où je fais des résumés de ce que j’ai déjà fait, des techniques acquises, des essais accomplis par le passé, pour permettre de créer la prochaine pièce). Parvenir à une unification de tout ce que je fais, et ainsi un gros système, une vue globale de ma vie, de mes enjeux. Un positionnement. Une connaissance de soi. Un accomplissement.

***

Fou tout ce combat interne qui doit se passer pour ces travaux. Absolument fou, toutes ces contradictions, ces paradoxes, ces impasses. Des idées, sans cesse, d’impossibilité, etc…

Maintenant, d’ailleurs, je ne me sens pas sorti de l’auberge.

LOL tout est une question de frame. Je me vois comme en dessous… Incapable de faire un travail correctement. J’ai toujours l’impression que … cela va être refusé, etc… Et c’est NORMAL, au vu de ma méthode de travail, qui était pour une large part basée sur des a priori de forçage (lol diouba!), de crispation, etc… de désamour.

Je me souviens de Noël, qui parlait de sa période de « désamour »… J’aime le mot, je le réemploie.

***

Au fond, il faudrait pouvoir écrire un travail… sans avoir rien lu, quasiment… ou un minimum. Pour développer cette frame, cet état d’esprit qui permet de s’exprimer sans avoir pour garantie, pour validation (extérieure), le savoir dit encyclopédique. Une fois qu’on est indépendant de ça, qu’on sait qu’on possède de la valeur sans cela, y revenir, et explorer cette dimension.

Il me reste Chaucer, on dirait. Que je n’ai pas travaillé aujourd’hui. Amusant, lorsque j’ai tenté de le commencer, j’avais plus d’angoisse que pour la linguistique intégrationnelle, alors que j’ai quand même beaucoup plus lu pour Chaucer que pour ça. Étrange, étrange.

Il va falloir écrire beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Beaucoup plus que je n’ai jamais écrit.

Et si ces travaux sont finis, sont acceptés…

Je serai l’homme béni, libéré..

(hem.. lol.. qui devra encore en faire d’autres, mais bon, c’est ainsi: j’en profiterai pour ne pas quitter la vibe, c’est-à-dire pour entreprendre direct les démarches de recherche, et le travail sur la frame, sur l’équilibre dans l’activité, etc… + le mémoire, of course)

2009 02 08

Le journal intime… Des notes qu’on ne relit pas… Qu’on ne lit pas même.. Qu’on écoute, plutôt, au moment de la rédaction – comme une dictée, en quelque sorte. Libre association, écriture plus ou moins automatique.

Je pense donc à ces travaux. (Difficile, toujours, cette touche Maj. Droite… ).

Déjà, on peut clairement penser à ces associations mixées… Ecriture associée à souffrance, ou malsanté. Mmm… Difficile..

Pourtant, ce ne sont que des représentations: autres exemples: lecture associée à souffrance, processus d’une écriture lente associée à souffrance. Processus d’écriture où il faut s’arrêter pour aller récolter de l’information, puis revenir, puis s’arrêter à nouveau (allée et venue dans le travail des sources à l’établi, au métier, là où se fait le texte) associé à la souffrance…

Ok, une liste, que ce soit visible:

Que des choses mixées… À la fois un plaisir, suivant le pattern, à la fois une souffrance.

  • Lecture: ennuyeuse, surtout si je ne note rien, si je suis hypotonique, et surtout chronophage, interminable à moins que je sois extrêmement tonique (surtonique, crispé -> malsain, mal de nuque, position bizarre, respiration coupée)

  • prise de note

  • établissement de plan

  • aller et retour texte – sources (il faudrait que tout soit prêt avant)

  • rédaction finale